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1ère partie:
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Easy Compagny
Réalité/Fiction
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Les Personnages
Les Européens

2ème partie:
Héros Oubliés
Peuple Français
Résistance
Peuple Allemand
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Soldats Allemands
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Pertes civiles:
Allemagne: 3 810 000 dont 635 000 par les bombardements anglais et américains, Belgique: 80 000, Bulgarie: 10 000, Finlande: 8 000, France: 330 000 dont 182 000 déportés, Royaume-Uni: 150 000 dont 51 509 sous les bombardements, Hongrie: 300 000, Italie: 380 000, Japon: 600 000, Pays-Bas: 205 000, Pologne: 5 500 000, Roumanie: 160 000, Ex-Tchécoslovaquie: 405 000, Ex-URSS: 10 000 000, Ex-Yougoslavie: 1 400 000.

Parmi eux, 5 700 000 étaient des déportés raciaux ; 4 à 5 000 000 étaient des Polonais déportés en Allemagne.

Pertes militaires aux seins des Forces Alliées:
Afrique du sud: 6 840, Australie: 23 365, Belgique: 7 760, Canada: 37 476, Chine: 2 200 000, Danemark: 3 006, France: 210 671, Grèce: 73 700, Inde: 24 338, Norvège: 1000, Nouvelle-Zélande: 10 033, Pays-Bas: 6 238, Pologne: 320 000, Royaume-Uni: 244 723, ex-URSS: 7 500 000, USA: 291 557, Ex-Yougoslavie: 410 000.

Pertes militaires aux seins des Forces de l'Axe:
Allemagne-Autriche: 3 850 000, Bulgarie: 10 000, Finlande: 82 000, France (volontaires): 14 500, Hongrie: 140 000, Italie: 77 494, Japon: 1 219 000, Roumanie: 300 000.
[source : Quid, 1990, p. 657]


Il est bon parfois de rappeler ces chiffres, tous ces chiffres. Band of Brothers n'est pas une mini-série sur la guerre dans son ensemble, mais sur une compagnie précise. Il n'était pas question de parler des autres soldats américains, des soldats d'autres nations engagées dans le conflit, des résistants et des civils. "[…] c'est vrai que les Américains ont souvent tendance à parler d'eux en occultant d'autres faits importants. Toutefois, je ne crois pas qu'on peut leur reprocher cela pour le feuilleton car à ce moment, on pourrait regretter qu'on aie pas parlé des requins, ni des thons dans Sauvez Willy." La réflexion est pertinente, elle provient du mail que m'a envoyé Jean-Michel Delvaux [http://ardennes44.free.fr/]. Nous sommes tous conscients, je pense, de l'angle choisi par les créateurs. Je ne reviens pas là-dessus. Il n'est pas question non plus que je minimise l'importance de l'engagement des Américains sur la victoire de 1945. Mais... Il y a quand même un "mais".

La Easy a rencontré les peuples européens, même si elle n'en a pas toujous eu une opinion glorieuse. Stephen E. Ambrose en parle dans son ouvrage. "Les hommes de la compagnie E étaient sur le point de faire la connaissance d'un cinquième pays étranger. Ils avaient bien aimé l'Angleterre et beaucoup apprécié les Anglais. Ils n'aimaient pas les Français qu'ils trouvaient peu reconnaissants, renfrognés, paresseux et sales. Ils avaient eu des rapports privilégiés avec les Belges, les habitants de Bastogne ayant fait tout leur possible pour aider les Américains. Ils aimaient beaucoup les Hollandais et ne tarissaient pas d'éloge à leur sujet, les qualifiant de courageux, débrouillards, terriblement reconnaissants, organisés (la meilleur organisation clandestine d'Europe), généreux (des caves remplies de nourriture cachée aux Allemands mais offerte aux Américains), propres, travaillleurs, honnêtes, etc... Ils se préparaient à rencontrer les Allemands." [Ambrose, 2002, p. 288].

Band of Brothers est une série sur la Easy et sur les relations des hommes entre eux. Généralement, les scénaristes filment les moments où la compagnie fonctionne en vase clos. Mais il arrive qu'elle rencontre les populations européennes et d'autres soldats. L'analyse de ces personnages "extérieurs" fait plutôt froid dans le dos.

La Résistance croise leurs pas à Eindhoven. Van Kooijk, le chef de la Résistance donne les dernières informations en sa possession à Winters avant de montrer à la Easy le chemin vers les ponts (épisode 4). On y voit le peuple en liesse remercier les soldats américains... tout en tondant les cheveux des femmes qui ont couché avec l'ennemi. On est toujours dans la reconstitution historique puisque cela a réellement existé. Pas question de nier ce fait (ni même de l'excuser d'ailleurs). Cepandant, parmi tous les faits attribués aux résistants, voilà celui que les scénaristes ont choisi de garder. Pour une seule mention du maquis en dix heures, on aurait quand même pu mettre autre chose en exergue, non ?

D'autant que la résistance hollandaise a fait un travail extraordinaire. Stephen Ambrose lui-même précise à plusieurs endroits que les renseignements apportés par la Résistance ont été précieux aux Américains (p. 150, 183). "Ils aimaient beaucoup les Hollandais et ne tarissaient pas d'éloge à leur sujet, les qualifiant de courageux, débrouillards, terriblement reconnaissants, organisés (la meilleur organisation clandestine d'Europe), généreux (des caves remplies de nourriture cachée aux Allemands mais offerte aux Américains), propres, travaillleurs, honnêtes, etc..." [Ambrose, 2002, p. 288].

Jean-Michel Delvaux me rappelait à bon escient que la résistance a été rapidement démantelée par les autorités. "En ce qui concerne la résistance, les Américains ont eu quelques coups de main, mais uniquement en renseignements. En effet, n'oublions pas qu'à la mi-septembre, la Belgique était libérée. Afin d'éviter tout débordement et éventuellement la création de milices privées, l'état a obligé le désarmement et le démantèlement des différents groupes de résistance dont les membres ont parfois intégré les Armées Alliées." Ceci explique peut-être cela. Il n'empêche: ils auraient pu être plus respectueux.

On aperçoit les soldats britanniques quand la Easy les aide à passer les lignes ennemies (épisode 5). Ils sont surtout heureux d'être sorti d'affaire. Ils sont particulièrement silencieux. On les rencontre également durant l'opération Market Garden, des soldats britanniques participent aux opérations. Un conducteur de char y prend une décision désastreuse qui occasionnera la mort de plusieurs dizaine de soldats. Ce qui a choqué certains anglais, ce n'était pas qu'on ridiculise l'armée britannique, mais qu'on affuble le soldat d'un accent carricatural (voir ci-dessous). Pas question de nouveau de nier ce fait, il est rapporté par Stephen Ambrose. "Comme un Cromwell arrivait, Martin courut vers lui, l'escalada et expliqua au chef de char que s'il allait plus loin, l'équipage du Panzer n'allait pas tarder à la voir apparaître. -Moâ, je ne le voâ pas, mon vieux, a répondu le chef de char, et si je ne le vois pas, je ne peux pas tirer sur lui." [Ambrose, 2002, p. 146] Selon l'historien, 4 char sur 6 ont été détruits par le Panzer. On voit qu'il insiste également sur l'accent du chef de char.

Quand aux civils, ils n'apparaissent qu'en figuration : la population en liesse d'Eindhoven, les femmes au crâne rasé, le père et le fils hollandais cachés dans la cave (à qui Webster fait goûter pour la première fois du chocolat), les prisonniers du camp de concentration, filles autrichiennes le long de la route, la fille dans le lit d'un soldat... Tous faibles, tous passifs. A l'exception des Allemands eux-même ! On les dépeint comme des soldats valeureux, disciplinés. Stephen E Ambrose avait déjà noté cette fascination des soldats pour les Allemands. Devant un groupe de prisonniers militaires allemands à Mourlemon, Winters s'extasie: "Ils marchaient et chantaient avec énergie et fierté. Ça faisait plaisir à voir. Bon Dieu, c'étaient des soldats !" [Ambrose, 2002, pp. 281-282]

Les habitants sont travailleurs et dignes. "Les soldats américains ont constaté que, contrairement aux Français qui ne se décidaient pas à réparer les dégâts occasionnés par la guerre, les Allemands commençaient à déblayer les décombres dès la fin de la bataille. Ils appréciaient énormément les jeunes Allemandes et l'absence de concurrence due à la mobilisation des jeunes Allemands ; ils aimaient la cuisine et la bière allemandes, mais appréciaient par-dessus tout le confort des maisons allemandes." [Ambrose, 2002, p. 290].

Le feuilleton reprend cette fascination au premier degré, sans essayer de la comprendre, de la critiquer, sans tenter de prendre la moindre distance. Pourtant, Stephen E. Ambrose se pose des questions, des doutes sur les causes profondes de cette "passion" qui ont été émis par l'un des soldats de la Easy. "Il n'y a rien d'extraordinaire à ce qu'un si grand nombre aient tellement aimé les Allemands ; mais comme l'a fait remarquer Webster : `Lorsque l'on cherche à expliquer les raisons de l'engouement superficiel du GI pour les Allemands, il ne faut pas oublier le confort matériel dont il a joui dans le pays de ses ennemis, et nulle part ailleurs.´ Ce que les hommes de la compagnie E ont vu au-delà du Rhin montre bien que les conditions de vie en Allemagne durant la guerre étaient bien supérieures à ce qu'elles étaient en Grande-Bretagne, en France, en Belgique ou en Hollande. Bien sûr, à la mi-avril 1945, les grandes villes étaient écrasées sous les bombes, c'était le Gotterdammerung, le crépuscule des dieux, mais à la campagne, seuls les carrefours routiers importants avaient un peu souffert ; la plupart des maisons étaient intactes et disposaient d'un confort dont la plupart des gens pensaient alors qu'il n'existait qu'aux Etats-Unis." [Ambrose, 2002, pp. 290-291]

Ce procédé a un nom: glorifier l'ennemi pour que les vainqueurs paraissent encore meilleurs.

Pour être honnête, il y a encore une exception: Renée, l'infirmière de Bastogne. On soupçonne d'ailleurs qu'elle a été la bouffée de douceur qui a permis à Eugène Roe de survivre à l'enfer de la Bataille des Ardennes. Stephen Ambrose ne la mentionne pas dans son livre, mais cette infirmière a réellement existé. "A quelques pas de la place McAuliffe, rue de Neufchâteau, une plaque rappelle la mémoire de Renée Lemaire, infirmière de Bastogne. Au service de l'armée américaine dans l'hôpital installé dans le magasin, elle trouve la mort dans le bombardement de l'hôpital, après avoir réussi à sauver plusieurs blessés." Les événements sont rigoureusement repris pas la série. Les scénaristes ont simplement déplacé le lieu de l'hôpital du magasin Sarma, route de Neufchâteau vers l'église [site officiel de la ville de Bastogne ].

En fait, tout ceci dénote face à la qualité générale du programme. On se demande pourquoi, les scénaristes, les créateurs ont ressenti le besoin de faire le vide autour de la compagnie. Les réels héros (et les hommes de la Easy en sont) n'ont pas besoin qu'on rabaisse ceux qui les entourent pour briller.

Cela ne concerne pas la Easy, mais vous me permettrez le clin d'œil. "Enfin, une petite réflexion qu'un monsieur de Houmont près de Bastogne m'a dit un jour. Houmont n'a pas été détruit par l'attaque allemande, mais par la contre attaque américaine qui a envoyé un déluge d'artillerie sur le village pour tenter de tuer un maximum d'Allemands sans perdre trop de soldats américains, et ce, au détriment des civils dont ils se souciaient peu durant la bataille." C'est Jean-Michel qui m'a communiqué cette anecdote [http://ardennes44.free.fr]. Vous voyez, quand on veut on peut trouver du positif ou du négatif partout: chez les héros, chez les agresseurs ou chez les victimes. Tout est question de choix.

Les Américains sont les sauveurs, serait-ce le message latent du feuilleton ? Les Américains de 1945, probablement. Enfin, les soldats… "Peu de gens semblaient se soucier de nous. Merde, la prospérité était de retour, c'était le bon côté de la guerre, le boom économique. On lisait des articles sur les restaurants qui faisaient du marché noir, sur un industriel qui désirait être autorisé à entamer immédiatement sa reconversion, abandonner progressivement les productions de guerre pour en revenir à ses fabrications du temps de paix, et on se demandait si les Américians sauraient jamais ce qu'il en coûte de terreur, de sang versé, de morts atroces pour gagner une guerre", écrivait Webster [Ambrose, 2002, p. 271].

La colère britannique
"We're in this together" proclame un article du Guardian Unlimited. Il nous apprend que dans les lignes du Daily Mail, une poignée de vétérans ont condamné la série comme "une insulte aux millions de Britanniques qui ont aidé à gagner la guerre." Le Guardian soulignait que l'histoire est basée sur un fait réel et qu'on ne peut pas vraiment blâmer les Américains de faire des fictions sur les soldats américains. L'article continuait en précisant que c'est surtout le fait que la BBC ait payé des sommes importantes pour acquérir les droits d'une série qui glorifie uniquement les Américains qui dérangeaient leurs confrères du Mail. Pour ne pas faire face à l'éventuel tollé, la BBC a déplacé le feuilleton de sa première à sa seconde chaîne, moins exposée. La chaîne semble être restée plutôt muette à ce sujet. L'intérêt ici n'est pas vraiment les avis des différents journaux anglais. Cela démontre que la série n'a pas nécessairement été bien reçue partout où elle passait.

Pour la petite histoire, le journal ne manque pas de souligner que le premier rôle est "ironically" tenu par un Anglais, qu'une partie des acteurs est anglaise et que paradoxalement, Tom Hanks y incarne furtivement un officier britannique ! D'où vient le problème: que les Américains fassent des films sur leurs héros ou que les Britanniques n'en fasse pas sur les leurs, conlue-t-il.

Le débat s'est prolongé sur internet. La BBC possède une page où les téléspectateurs peuvent donner leur avis sur un programme. Ils se sont déchaînés sur Band of Brothers. Les critiques sont majoritairement bonnes, très bonnes. On souligne la qualité du casting, des scénarios, du son, etc. Les Anglais reviennent également sur cette omni-présence américaine, généralement ils soulignent que c'est de bonne guerre. Les Américains qui ont surfé sur le site anglais les mettent au défit de réaliser une fiction intéressante sur leurs soldats. Ceci dit, les critiques sont parfois très étonnantes qu'elles émanent du Royaume-Uni ou des Etats-Unis.

  • "I'd been waiting for this to come to Britain for ages due to all the hype. I must say I was greatly disappointed -just another American war film. The acting was wooden, but it was good to see Normandy again- I visited the beaches there last weekend." (Nicky, UK)
  • "Seeing the Americans winning the war time and time again is getting a bit boring now. What about all the other nations' solediers ? Also, from what I've seen up to now, it is just Saving Private Ryan part 2." (Jon, UK)
  • "Certainly it seems all other combatants within this arena of war were either not there, or were just inept, as in the case of portrayal of British Forces. I feel this series is aimed at American audiences, who are more likely to appreciate this style of “Hollywood filmmaking” which is poor on historical accuracy." (Wayne, UK)
  • "Despite the awfuk, `pukka innit´ scene, the series is relatively good. I've tuned in every week so far in the hope that I'll see a maroon beret. I'll keep my fingers crossed and hope the British Parachtute Regiment are portrayed both professionally and respectively rather than have them used to further enhance the misconception that American alone won WWII." (Reece, UK)
  • "I missed the first two episodes and I think the programme is very good. It is a shame they didn't play up the roll of the British in Market Garden. After all, it was our idea. My grandfather was there in the artillery, lets hope one day somebody makes a British film about the war." (Neil, UK)
  • "If you want to see british troops, don't blame the Yanks […] I hate the way Hollywood re-write history (U571 and The Patriot being dire recent examples) but this time the job has been done properly." (Simon, England)
  • "I do think that other nations should be represented more accurately but then this is supposed to be a series based on the Airbine 101st." (Sean, UK)
  • "So what if it is only about Americans and not British forces ? It was a war and the fact is that these are true events and they are being told by the people who lived through them." (Andy, UK)
  • "Fantastic series, but I feel the BBC being the `British´ Broadcasting Corporation should try to make a decent British view of World War II before we all forget it was fought in our skies and on this side of the Atlantic" (Scott, UK)
  • "Come on BBC, you have to produce a British view of the war. We see too many American sides of the war, we fought through the whole war ! I'm not putting a downer on Band of Brothers beacause it was superb (it is like having a brillant war film every Friday night !." (Mark, UK)
  • "As for it being all about the Americans -well, they played a very important part and good for them for having the ability to get something like this on the slam screen. However, I think its about time now the BBC started producing some British World War II dramas as we are in danger of being completely forgotten. Its amazing how many Americans believe they won the war single-handedly." (Stephen, England)
  • "The effects were very good, however it would be nice to see a brit without that imbecilic accent that all Americans seem to think we have. Please can Hollywood also show that other nations were involved in WW2 and they all played a major part in victory ?" (CD, England)
  • "Great series, and stop complaining about the `cringeworthy´ English accents -you guys obviously don't realise that even just across the border in Scotland we think you all talk like that !" (Nicol, Scotland)
  • "Absolutely fantastic, as an army man myself I was completely gripped by the relevance of the drama over the past few months." (Brigadier Stuart MacKinnon, UK)
  • "I love the programme, the sound and visuals are flawless. But I'm an ex-British soldier and in the episode of operation Market Garden, my friends and I were angry at how stupid the British were portrayed against the Americans. We did not stand alone for 4 years by being stupid, before the US military (helped) win the war. So please use more tact when you use allies to make the USA look good, as I find it insulting. Americans are great but they can't stand alone and Hollywood productions seem to think they can, in any situation. They may create the dream world, but the truth is, the US military has killed more of their own soldiers and allies in their short history than any other nation." (Richard Orme, England)

    Le point de vue américain
  • "Take it from a Brit abroad -it may as well be how the Americans won the war... it was slow and boring. This story has been done a thousand times better in many other Hollywood blockbusters… and the idea of David Schwimmer being the though nasty man at the top- don't make me laugh !" (Sarah, USA)
  • "Secondly, I'd like to adress comments that it's another movie that pretends only America took part in the war. Well, the book and movie are not about the whole strategie picture of the war : it's about E Company, 506th regiment, 101st Airborne. Nationalities were kept separated throughout the war, so I doubt highly that they ever would have had reason to fight with the British and canadians in small unit actions." (Rich, USA)
  • "Whether the unit was British, American, Canadian, Polish or Free-French, the experience must have been similar. We need this kind of story-telling. It should be required viewing for students in high school." (T Walsh, USA)

  • "The review hit the nail right on the head -Private Ryan without any depth to the characters. Will watch it again because of its accurate portrayal of war, but if I can't develop some understanding of, and empathy for, the characters, I'll probably not see the series through to the end." (Vic, USA)
  • "It's interesting and I have learned so much more about D-Day. It's much better than watching one of those documentaries on the history channel." (Willow, USA)
  • "My one criticism, and the same one I have for most war films, is the age of the soldiers ; as I understand it, the average age of soldiers on D-Day was 19-20 they never appear that young in the films and gettings this right would reinforce the terrible tragedy of it all and the need to never let his happen again." (Patricia, Canada)
  • "One of the questions I have is whether the demenaour and attitude of soldiers was more like today's young ones (more sarcasm, cynicism) rather than the way young ones were then -this is an inaccuracy I heard veterans point out about Saving Private Ryan." (Sergio, USA)

    Il semble que les publics belge et français se soient moins passionnés pour ce débat. En Belgique, la presse n'a même pas fait écho du débat et ne l'a pas relevé. Il faut dire que généralement les journalistes qui écrivent les papiers sur les séries télévisées n'y connaissent rien du tout !

    Difficile de mettre tout le monde d'accord. D'autant que le sujet touche à une histoire qui est encore cruciale pour nos deux continents (la preuve, Bush Jr. s'en est servi pour dénoncer les pays européens opposés à la guerre en Irak). Le feuilleton est bon, le sujet permet aux créateurs de ne pas s'étendre aux Alliés. D'un autre côté, les regrets européens sont tout à fait légitimes. Peut-être est-il bon de revenir jeter un coup d'œil sur l'objectif des créateurs ? "En tant que cinéaste, nous espérons bien sûr distraire ceux qui attendent une grande histoire. Nous espérons aussi éclairer ceux qui ignorent l'histoire et ceux qui ne sont pas reconnaissant du coût humain nécessaire pour préserver nos belles libertés », précisait Tom Hanks.

    C'est donc bien dans une démarche pédagogique et d'hommage qu'il se situe. Or, on sait que beaucoup de choses (trop ?) passent par la télévision et uniquement par la télévision aux Etats-Unis. Les adolescents bénéficient-ils de cours sur la Seconde Guerre mondiale ? Qu'y apprennent-ils ? La télévision et le cinéma américains n'ont-ils pas réellement une mission d'éducation cruciale aux Etats-Unis ? Si tel est le cas, les créateurs doivent être conscients que leurs fictions ont une portée énorme. S'ils montrent des Américains seuls au combat et seuls victorieux, c'est probablement le message que la société américaine retiendra à terme. N'est-il pas aujourd'hui temps que les cinéastes américains prennent leurs responsabilité ? Surtout quand ils vendent leur soupe en déclarant qu'ils font un travail citoyen !

         


    La série Frères d'Armes (Band Of Brothers) est © Dreamworks/HBO. bob.afds.org et l'ensemble de ses pages sont uniquement informatifs. Ce dossier ne peut être vendu, copié, publié, édité sans l'autorisation écrite de ses auteurs. L'émission "Aux Frontières des Séries" est © AFDS.org/Kprod.be. Toute copie partielle ou totale de l'émission est interdite. Les quelques reproductions et les génériques qui agrémentent bob.AFDS.org ne sont là qu'à titre illustratif, ils sont © par les studios.