Avant toute chose... Certaines informations dont nous disposions proviennent de documents en anglais. Nous vous en proposons une traduction maison. Elle souffre probablement d'erreurs d'inexpérience. Le lecteur nous en excusera. Il est bon de préciser que nous avons lu le livre de Stephen E. Ambrose dans une version française.
"Quant au récent renouveau d'intérêt pour la Seconde Guerre mondiale - livres, films et projets télévisés-, Stephen E. Ambrose attribue le phénomène à deux facteurs : les vétérans eux-mêmes, et le changement d'attitude de l'Amérique face à son histoire. Dans le cas des vétérans, il note : `Beaucoup réalisent qu'ils n'ont plus beaucoup de temps devant eux et beaucoup, pour la première fois, veulent parler de leur expérience. Quand ils étaient jeunes juste à la fin des combats, ils ne voulaient plus penser à la guerre. Mais maintenant, ils réalisent que leurs petits enfants sont intéressés par leurs histoires. Et s'ils ne les racontent pas, ces expériences les suivront dans leurs tombes.´"
Frères d'armes… La première fois que nous avons entendu parler de cette série, elle était en tournage. Le
Télémoustique, un hebdomadaire télé belge, annonçait la fiction dans sa rubrique "news". `A priori cette petite scène de campagne n'a rien de très particulier. Elle va pourtant servir de cadre à Band of Brothers, une mini-série américaine produite par Spielberg et consacrée à des soldats de l'armée américaine qui se préparent au débarquement en Normandie.´ On venait alors de voir
Il faut sauver le soldat Ryan. Un film que nous avions apprécié. Mais ça nous a quand même fait marrer : on allait encore bouffer du GI américain héroïque !
J'étais alors loin de m'imaginer l'impact qu'aurait cette série sur moi. Collée à l'écran pendant 10 heures (en éteignant mon GSM). Impression de toucher à un moment magique pour la fiction télévisuelle. J'avais déjà ressenti ça, avec
Twin Peaks, mais à l'époque, j'étais encore facilement "embobinable". Les heures et les heures de programme que j'ai englouties, les analyses successives, la lecture de théories littéraires, audiovisuelles, etc. m'empêchent généralement de me laisser complètement aller face à une fiction. Pour
Band of Brothers, seule la qualité du programme permet de comprendre pourquoi j'ai passé tout un été dans cet état.
Ce site devrait vous montrer que cette série est extrêmement bien foutue (qualité de l'image, de la réalisation, de la musique, du casting, des scénarii, etc.). Les créateurs ne sont pas des cons. Ils connaissent très bien les codes télévisuels, ce qui fait un bon scénario et ce qui accroche le téléspectateur à l'écran (donc ce qui rapporte). L'analyse pourrait être résumée par une formule : "Total respect".
Mais le comportement américain m'emmerde. Leur façon de toujours nous rappeler qu'on leur doit la liberté m'exaspère. Surtout leur manière actuelle de se comporter me débecte.
Band of Brothers, c'est un point de vue sur l'histoire. Un point de vue que le cinéma nous ressasse souvent. Depuis que je suis toute petite, je baigne dans un climat de souvenir, de réconciliation parfois difficile entre les peuples. En Europe, nous savons qu'il existe d'autres réalités, que certaines personnes ont vécu une autre guerre que celle des Américains. J'ai toujours été curieuse de ces témoignages qui nuancent les positions et qui humanisent les stéréotypes du héros GI, de l'ennemi sanguinaire et des peuples occupés reconnaissants. Je désirais au moins les évoquer dans une seconde partie et rendre hommage à ces victimes de l'ombre.
La série Frères d'Armes (Band Of Brothers) est © Dreamworks/HBO. bob.afds.org et l'ensemble de ses pages sont uniquement informatifs. Ce dossier ne peut être vendu, copié, publié, édité sans l'autorisation écrite de ses auteurs. L'émission "Aux Frontières des Séries" est © AFDS.org/Kprod.be. Toute copie partielle ou totale de l'émission est interdite. Les quelques reproductions et les génériques qui agrémentent bob.AFDS.org ne sont là qu'à titre illustratif, ils sont © par les studios.